Votre Politique

Vous avez vu Valls dans El pais ?

In Troubles on 30 juillet 2009 at 18:21

La photo du visage du maire d’Evry, baillonné par un sparadrap noir, sur le site du quotidien espagnol est le buzz de l’été au Parti Socialiste

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Manuel Valls réitère et marque le coup !

Il tape contre la direction du PS puis il frappe les esprits. Par les mots, puis par les images. Et sans ce sparadrap, son interview dans El Pais un 27 juillet serait à coup sûr passée inaperçue puisque le message politique reste le même.

En fait-il trop sur ce coup là ?  Oui“, répond  le porte-parole du PS Benoît Hamon sur Europe 1.

Une étude publiée par l’Ifop pour Les Echos montre que 46% des Français déclarent ne pas le connaître suffisamment.

Gageons que les derniers “coup de pub” de Manuel Valls lui permettront de mieux se faire connaître auprès de la population française mais suffiront-ils à lui assurer une investiture pour les prochaines élections présidentielles prévues en 2012.

Remaniement ministériel : Bernard Kouchner – ses missions

In gouvernement on 24 juillet 2009 at 18:03

Dans un précèdent billet vous présentant le nouveau gouvernement de François Fillon, nous vous indiquions une série d’articles à venir pour vous présenter les membres de ce nouveau gouvernement et leurs attributions.

Le premier article a été consacré à M. le ministre des Affaires Etrangères et Européennes, M. Bernard KOUCHNER, nous vous présentons aujourd’hui ses missions.

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Le ministère intervient, à plusieurs titres, dans la conduite de nos relations avec les États étrangers.

- Il a tout d’abord une mission d’information du président de la République et du gouvernement sur l’évolution de la conjoncture internationale et la situation des États étrangers. Cette mission est remplie par les ambassades et consulats de France à l’étranger qui, à partir de sources d’information diverses, adressent à Paris des correspondances de nature politique, économique, culturelle ou de coopération.

- Il a ensuite pour mission de concevoir la politique extérieure de la France. A partir des informations recueillies par les postes diplomatiques et consulaires, le ministère propose les orientations de notre politique internationale.

- Il conduit et coordonne les relations internationales de la France. Le ministère représente la France auprès des gouvernements étrangers et des organisations internationales. C’est ainsi que l’ambassadeur est le représentant du président de la République auprès des autorités de son pays de résidence. Il négocie au nom de la France, signe des accords et effectue toute démarche en son nom. Le ministère des Affaires étrangères coordonne les actions des autres ministères à l’égard de l’extérieur (c’est ainsi que l’ambassadeur représente, sur place, le gouvernement, et donc tous les ministres qui le composent).

- Il est enfin chargé de la protection des intérêts français à l’étranger et de l’assistance aux ressortissants français hors du territoire. Cette dernière mission est essentiellement assumée par les consuls et les postes consulaires.

Aubry à Valls : Arrête ou quitte le Parti Socialiste

In Troubles on 15 juillet 2009 at 09:53

Martine Aubry a décidé de répondre à Manuel Valls sur ses propos constatant la fin du Parti Socialiste

Nous vous reproduisons la lettre envoyée par Martine Aubry

valls

Cher Manuel, Notre Parti a besoin de chacun des socialistes pour contribuer à son redressement après des années difficiles ponctuées par trois échecs à la présidentielle et un Congrès de Reims difficile qui a laissé une image déplorable de notre parti.

Au congrès, les militants nous ont demandé avec force de jouer notre rôle de principal parti d’opposition, c’est-à-dire de dénoncer ce qui nous apparaît injuste, ou inefficace, et de proposer une alternative qu’attend aujourd’hui notre pays. Ils nous ont aussi demandé de nous réunir et de parler d’une même voix.

Depuis cette date, et personne ne le conteste, le parti s’est remis au travail, s’est ouvert sur la société et a su porter des propositions fortes. Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable.
Par ailleurs, j’ai mis toute mon énergie à rassembler les diverses sensibilités dans le respect de la ligne politique définie par le Congrès de Reims, aujourd’hui présentes dans la direction. Je suis d’ailleurs heureuse des relations de confiance qui me permettent de débattre en toute sérénité avec Ségolène Royal.

A la suite des élections européennes, nous avons défini notre feuille de route, en nous attelant à deux tâches essentielles : la préparation du projet et le rassemblement de la Gauche.
Le séminaire de Marcoussis a constitué le coup d’envoi de ce travail collectif. Chacun a reconnu la qualité du débat qui nous a rassemblés.

Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j’ai écrit à chacun d’entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.

Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d’expressions isolées -d’ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti.
S’engager dans un Parti, c’est un acte d’adhésion à des valeurs et des pratiques communes, mais c’est aussi – qui plus est dans un parti démocratique comme le nôtre-, accepter de débattre en son sein, d’y apporter ses idées et ses réflexions, et lorsque la décision est prise de la respecter et la porter dans l’opinion.

On ne peut utiliser un Parti pour obtenir des mandats et des succès, en s’appuyant sur la force et la légitimité d’une organisation collective, et s’en affranchir pour exister dans les médias à des fins de promotion personnelle. On n’appartient pas à un Parti pour s’en servir mais pour le servir. Les militants et même les français exigent de nous du travail, du courage et des idées.

Il n’y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n’expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu’il va disparaître et qu’il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t’appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l’insurrection militante ».
Les militants, eux, ont un souhait, c’est que tu mettes ton intelligence et ton engagement au service du Parti et donc des Français. Tes propos, loin d’apporter une solution, portent atteinte à tous les militants et à tous les dirigeants, qui aujourd’hui travaillent à retrouver la confiance avec nos concitoyens.

Tu donnes l’impression d’attendre, voire d’espérer la fin du Parti Socialiste.

Mon cher Manuel, s’il s’agit pour toi de tirer la sonnette d’alarme par rapport à un Parti auquel tu tiens, alors tu dois cesser ces propos publics et apporter en notre sein tes idées et ton engagement. Si les propos que tu exprimes, reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti Socialiste.

Je ne peux, en tant que première secrétaire, accepter qu’il soit porté atteinte au travail que nous avons le devoir de réaliser. La discipline n’est pas la police des idées, mais la condition de la cohésion et de la réussite d’une équipe.
C’est un moment de vérité. Je te demande de me faire part de ton choix dans les jours qui viennent, et d’en assumer toutes les conséquences pour l’avenir.

Avec toute mon amitié.

Martine AUBRY